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Assurer une cuisine, ce n’est pas assurer un bureau.


Nous n’assurons que les métiers de bouche. Pas un généraliste qui ajoute la restauration à sa liste : un interlocuteur qui sait ce qu’un conduit d’extraction encrassé déclenche, et ce qu’un contrat prévoit — ou ne prévoit pas — quand ça arrive.

Déjà assuré ? Envoyez-nous votre contrat actuel : nous vous disons ce qui est couvert, ce qui ne l’est pas, et ce qui mérite d’être renégocié.

01 — Les métiers

Chacun casse d’une façon différente.

7

fiches métier, écrites à partir des sinistres qui reviennent réellement dans l’activité

Chaque ligne ci-dessus est un risque documenté sur la fiche du métier. Ce ne sont pas des exemples choisis pour la vitrine : c’est ce qui revient en rendez-vous.

Un samedi

21h55

Coup de feu du samedi

Le feu part de la hotte

Quarante couverts en attente. La friteuse chauffe depuis six heures. Les graisses accumulées dans le conduit d’extraction s’enflamment, et le feu monte au faux plafond avant que la cuisine ne soit évacuée.

En vingt minutes, ce n’est plus une cuisine. Le lendemain, ce ne sont pas les murs qui inquiètent : c’est le loyer qui tombera quand même le 5, et l’équipe qu’il faudra retrouver.

Ce que le contrat en dit

Le sinistre ne s’arrête pas au matériel : il y a le bâtiment, les lots mitoyens — c’est l’objet de la garantie recours des voisins et des tiers — et les mois pendant lesquels les charges courent salle fermée. Deux points se vérifient avant, jamais après : l’entretien du conduit, que beaucoup de contrats posent en condition de la garantie incendie, et le montant des aménagements déclarés, faute de quoi s’applique la règle proportionnelle de capitaux de l’article L121-5 du code des assurances.

02 — Les 7 garanties

Ce qu’un contrat couvre, et ce qu’il ne couvre pas.

Les garanties, les exclusions, les plafonds et les franchises varient d’un assureur et d’un contrat à l’autre. Nous décrivons ici ce que la plupart des contrats prévoient, et surtout les points à vérifier au cas par cas dans vos conditions particulières.

Les éléments présentés ici sont d’ordre général et ne constituent ni un contrat, ni un engagement de garantie : seules les conditions générales et particulières remises avant souscription font foi.

Une question qui vient là

Pourquoi vous ne trouverez pas de tarif sur ce site.

Ce n’est pas un oubli : une cotisation d’assurance professionnelle se calcule sur votre activité réelle, vos capitaux déclarés et vos antécédents. Tout chiffre annoncé avant cet examen serait faux.

03 — Le mandat

Un assureur ne vend qu’un contrat : le sien.

« L’agent général représente la compagnie qui l’a nommé. Le courtier est, en principe, le mandataire de son client. »

Ce n’est pas un slogan, c’est un statut. Il arrive qu’un courtier reçoive d’un assureur une délégation pour certains actes de gestion : dans ce cas, cela se dit, et cela figure au dossier.

Il travaille pour vous

Un courtier intervient sur mandat de son client. Un agent général est mandataire de la ou des compagnies qu’il représente, et un service commercial d’assureur défend le contrat de son employeur. Ce n’est pas un jugement de valeur, c’est un rapport juridique — et il décide dans quel sens penche l’arbitrage quand une clause peut se lire de deux façons.

Il met le marché en concurrence

Interroger plusieurs assureurs sur un même cahier des charges fait apparaître ce qu’un devis isolé cache : une exclusion absente ailleurs, une période d’indemnisation plus courte, une obligation de prévention plus lourde. Deux contrats affichant une cotisation voisine ne couvrent pas forcément le même sinistre.

Il est là au sinistre

Déclaration dans les délais prévus au contrat, constitution du dossier, pièces à réunir, accompagnement pendant l’expertise, relecture des motifs quand une garantie est refusée. C’est le jour du sinistre qu’un courtier se juge, pas le jour du devis.

Ce qu’un courtier ne fait pas

Il ne fixe pas le tarif de l’assureur, il ne décide pas de l’indemnisation — c’est l’assureur qui la prononce, après expertise — et il ne peut pas obtenir une garantie qui n’existe pas sur le marché. Ce qu’il peut faire, c’est vous dire avant de signer ce que le contrat ne couvrira pas.

Comment nous sommes rémunérés

Notre rémunération prend la forme d’une commission versée par l’assureur, ou d’honoraires facturés au client, selon les cas. Sa nature vous est indiquée avant la souscription, de même que les informations sur notre statut et sur les entreprises avec lesquelles nous travaillons (art. L521-2 du code des assurances).

Trois nombres qu’un exploitant devrait connaître


1979

L’IDCC de la convention collective nationale des hôtels, cafés, restaurants. C’est elle qui commande vos obligations de complémentaire santé et de prévoyance.


5 j.

Le délai de déclaration d’un sinistre, que le contrat ne peut pas fixer en deçà de cinq jours ouvrés — deux jours ouvrés en cas de vol (art. L113-2 du code des assurances).


L121-5

La règle proportionnelle de capitaux : des aménagements sous-déclarés, et l’indemnité peut être réduite dans la même proportion.

Il y a ce qui n’arrive jamais un samedi soir.

Le premier de ces trois nombres n’a rien à voir avec un sinistre. C’est pourtant là que se logent les obligations les plus strictes — et celles qu’on traite en dernier.

Un établissement relevant de la convention collective nationale des hôtels, cafés, restaurants (IDCC 1979) doit appliquer la complémentaire santé collective obligatoire issue de l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013, codifiée à l’article L911-7 du code de la sécurité sociale : panier de soins minimal et participation employeur prévus par les textes, complétés le cas échéant par les dispositions propres à la branche, ainsi que la prévoyance conventionnelle sur les risques lourds. Le régime du dirigeant, lui, dépend de son statut social et se traite séparément — un gérant majoritaire à l’arrêt trois mois pèse immédiatement sur l’exploitation.

04 — La marche à suivre

Quatre temps, et personne qui disparaît après la signature.


  1. L’état des lieux

    Surface réelle, bail et sa clause d’assurance, matériel de cuisson, groupe froid, terrasse, effectif, horaires, part livraison, antécédents. Une heure, sur place ou au téléphone.


  2. L’appel au marché

    Un cahier des charges unique, adressé à plusieurs assureurs. Ils répondent sur les mêmes bases, donc leurs réponses se comparent.


  3. La lecture à voix haute

    On lit ensemble ce qui est couvert et surtout ce qui ne l’est pas : plafonds, franchises, exclusions, période d’indemnisation, obligations de prévention mises à votre charge.


  4. Après la signature

    Un avenant en cours d’année, des capitaux à réactualiser, un sinistre à déclarer, un expert à recevoir : votre interlocuteur ne change pas.


Le deuxième et le troisième temps sont l’objet du devoir de conseil : recueillir vos exigences et vos besoins, puis motiver par écrit la recommandation délivrée (art. L521-4 du code des assurances). C’est aussi le moment où le risque se déclare avec exactitude — une déclaration inexacte se paie plus tard, par la nullité du contrat ou la réduction de l’indemnité (art. L113-8 et L113-9).

Prochaine étape

Envoyez-nous votre contrat actuel.

Ou décrivez simplement votre établissement : ce que vous exploitez, où, depuis quand, et ce qui vous inquiète. Nous vous disons ce qui est couvert, et ce qui ne l’est pas.


Axia60 rue François 1er, 75008 Paris. Courtier en assurance (COA), intervenant sur mandat de son client. Information générale : toute recommandation est formulée après examen de votre situation.